BOSNIE – Sarajevo, la ville assiégée en pleine renaissance

Plus de 15 ans après sa déclaration d’indépendance, la Bosnie n’a toujours retrouvé sa situation d’avant fin de l’ère Yougoslave. Sa capitale, Sarajevo, reste marquée par la chute démographique et par le fort taux d’émigration que connaît le pays. Une ville remplie de grands ensembles qui rappellent le temps d’avant siège et qui donnent à la ville un charme figé, malgré les constructions modernes qui voient le jour.

 

Le plus long siège de l’histoire moderne

Il y a 25 ans, débutait le siège de Sarajevo, que personne ne s’imaginait devoir durer quatre longues années. Emboîtant le pas à la Croatie et à la Slovénie, la Bosnie déclarait son indépendance le 5 avril 1992, parachevant la dislocation de la Yougoslavie. Les paramilitaires serbes et ce qui restait de l’armée populaire de Yougoslavie, massés aux abords de Sarajevo, organisent le blocus total de la ville. Jusqu’au cessez-le-feu prononcé en février 1996, 11 341 personnes perdirent la vie et des milliers d’obus tirés quotidiennement sur la ville détruisirent une grande partie de bâtiments.

Une renaissance urbaine toujours fragile

Le paysage urbain de Sarajevo demeure marqué par le conflit malgré les efforts entrepris depuis 2003 pour effacer les traces du passé. Les projets de réhabilitation urbaine financés par l’ONU, par la Banque mondiale et par l’Union européenne commencent néanmoins à produire leurs effets doucement. On peut croiser l’histoire et le le futur lorsqu’on se balade dans cette ville pleine de surprises cernée de montagnes verdoyantes. Les nombreux ponts qui traversent la rivière Mijacka témoignent de l’âge d’or de la Bosnie, sous la domination austro-hongroise. La période collectiviste se dessine au travers des grands ensembles résidentiels ayant résisté au conflit, qui offrent un aperçu de la vie du temps de la Fédération.

Aujourd’hui, la ville compte un peu de moins de 400 000 habitants et n’a toujours pas retrouvé le niveau démographique d’avant le siège. Une longue après guerre et les regards tournés vers l’Union européenne expliquent notamment l’absence de retour au pays pour les Bosniens partis vivre ailleurs.

Texte par Benjamin Guégau – Equipe Le Fil Rouge

 

Photos exploitées avec l’aimable autorisation du photographe Mr Vincent Paulic: http://vincentpaulic.fr/

 

Son facebook: https://www.facebook.com/vincentpaulicphotography/

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