ETATS-UNIS – NEW YORK : Le New-yorkais, ce paradoxal qui s’ignore

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New York est, par définition LA ville. Celle que tout le monde croit connaître tant nous avons été biberonnés aux images et aux récits sur la Big Apple. Celle qu’on aime ou qu’on déteste et sur laquelle chacun a son avis, son ressenti… et un bon tas de préjugés ! Si nous avons tendance à imaginer le New-yorkais comme une bête de travail, sain et cool, à qui tout réussit, dans un appartement surplombant Central Park, la réalité est tout autre. Sans s’en rendre compte, le New-yorkais est un paradoxe, un illogisme, qui fait bien sourire les non-initiés. Retour sur ces clichés.

La guerre aux calories

Le New yorkais, quel que soit son âge ou son sexe, fait la guerre aux calories. Un corps svelte et sain est synonyme de self control, une qualité socialement indispensable. C’est ainsi qu’il se nourrit principalement de blancs de poulet grillés et de brocolis à l’eau, jetant au passage un œil mi-envieux mi-hautain sur l’assiette de carbs du voisin. Ce même individu, à peine l’après-midi entamée, profitera d’un trou dans son planning pour se faufiler au-dehors et revenir avec un immense café. Latte. Noyé dans le sucre.

La guerre aux calories (bis)

Ainsi, le weekend venu, le New yorkais ira transpirer dans une salle de sport puis enchaînera les kilomètres en petites foulées sur les bords de l’East River… Avant de rentrer se changer afin d’être à l’heure pour le sacro-saint brunch dominical, ses œufs bénédicte, ses pancakes au sirop d’érable…. Et son option « botomless », qui lui permettra de s’enivrer pour pas grand-chose jusqu’aux confins de l’après-midi, à grand coups de mimosas, un savant mélange d’alcool et de jus de fruits.

La ponctualité au travail

À New York, la vie de bureau s’étend en général de 9h à 18h, mais le New yorkais n’est pas du matin. Absorbé par Good Morning America (célèbre émission américaine) et devant absolument encore passer chercher son latte du matin, il n’est pas rare de trouver les bureaux déserts avant au moins 9 heures 30, ce qui est totalement acceptable et accepté. En revanche, quitter son poste le soir avant 18h tapantes semble être un crime de lèse-majesté, qui lui vaudra au mieux les regards réprobateurs de ses collègues, au pire un petit mot du patron.

L’argent

L’argent est un problème récurrent à New York, conséquence de salaires pas toujours très hauts et de loyers parfaitement indécents. Alors même que le New yorkais est toujours broke – comprenez par-là ruiné le 4 du mois – il est pourtant toujours prêt à dégainer sa carte de crédit pour une urgence de type dernière paire de chaussures à la mode ou ramen burger hors de prix dans un restaurant hyper prisé.

La mode

Brushing parfait, ongles fraîchement manucurés, vêtements impeccables, le New yorkais (des deux sexes !) semble toujours être tiré à quatre épingles… Et ce jusqu’au weekend où on le retrouve à déambuler chez Trader Joe’s le cheveu sale, l’ongle crasseux, et le sous-vêtement apparent sous un pantalon de sport trop serré, claquettes aux pieds.

Le temps

Il est des préjugés qui se révèlent cruellement vrais, et celui concernant le côté pressé du New yorkais en est un parfait exemple. Toujours à courir après le temps (voire à courir tout court), et tel le lapin d’Alice, le New yorkais n’a pas de temps à perdre. Sauf pour attendre un métro bondé et lent qui l’amènera à sa destination – à dix blocs de là – en plus de temps qu’il n’en faut pour faire l’aller-retour à pieds.

Le temps (bis)

Celui qui klaxonne frénétiquement dans les bouchons si le conducteur devant lui à l’audace de ne pas faire preuve de suffisamment de réactivité, celui-là même qui n’aura aucun scrupule à bousculer les piétons s’ils n’avancent pas assez vite, ne voit cependant pas d’inconvénient à attendre dans une file pendant des heures pour avoir une table dans le dernier spot brunch à la mode.

Texte et photos par Amy – Equipe Le Fil Rouge

Amy est suisse et a posé ses valises à New York en 2015. Créative dans la mode le jour et blogueuse chevronnée la nuit, cette pâtissière autodidacte publie ses récits d’expatriation et bon plans new-yorkais sur plusieurs sites Internet, ainsi que sur son site www.foodetcaetera.com

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