AFRIQUE DU SUD : Le festival Afrikaburn, art et survie en plein désert 

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Le Burning Man, célèbre festival déjanté du Nevada, a fait des petits. L’Afrikaburn, organisé chaque année en Afrique du Sud, est la première et unique déclinaison sur le continent africain. C’est aussi la rencontre qui connaît la plus forte affluence après celle de Black Rock City. Découverte en images de l’édition 2017. 

© Jonx Pillemer

Véhicules mutants, danses et autres performances artistiques

Manger des tartes aux chamallows en écoutant Dylan et les Beatles, assister à une conférence sur l’usage responsable des drogues à la Burniversity, ou chevaucher un véhicule mutant aux allures d’escargot géant : voilà ce que vous avez manqué lors de la dernière édition de l’Afrikaburn 2017.

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© Jonx Pillemer

Chaque année, depuis 10 ans, l’Afrikaburn réunit des milliers de festivaliers venus s’essayer à l’art et au lâcher-prise.

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© Alexandra Baier

Fondé en 2007, l’événement se déroule dans la réserve privée de Stonehenge, voisine du Parc National du Tankwa Karoo. Le terrain de jeu des participants ? Le désert. La chaleur, le froid, mais pas de réseau mobile ou internet. Déconnexion assurée.

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© Alexandra Baier

C’est ici que, pendant une semaine, 13.000 festivaliers se sont retrouvés pour exprimer leurs talents artistiques les plus déjantés. Ici point de spectateur. Tout le monde participe. C’est l’essence même de l’Afrikaburn. Fabrication de costumes, de camps thématiques, d’installations éphémères, de véhicules mutants, tout est permis. L’absurde et l’extravagance sont de mise. Tout disparaît à la fin de chaque édition.

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© Jonx Pillemer

Expérimenter le partage et l’utopie créative

« Ne pas laisser de trace ». L’un des 11 « commandements » de l’Afrikaburn, qui met en avant le respect de l’environnement. Certes on brûle les structures géantes qui ont fait venir les foules, mais chacun est aussi invité à ramener avec lui tous les déchets qu’il a produit pendant ces quelques jours.

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© Alexandra Baier

La philosophie de l’Afrikaburn ne s’arrête pas là. C’est aussi un grand rassemblement qui vise à expérimenter très concrètement le don et le partage. Il n’y a pas d’argent dans la réserve de Stonehenge. Inutile puisque rien n’est à vendre. Loin de toute publicité, de tout sponsor le partage est roi. Chacun doit d’ailleurs apporter avec lui des cadeaux qu’il distribuera au gré de ses rencontres.

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© Jonx Pillemer

Les festivaliers évoluent surtout en mode « survie et autosuffisance ». Dans le désert, pas d’eau, pas d’essence, pas de nourriture. Mais des scorpions et des coups de soleil. Pour une centaine d’euros, chacun est invité à repousser ses limites. Histoire de donner un coup de pouce les organisateurs éditent chaque année un guide de survie. Charmant !

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© Jonx Pillemer

On attend de pied ferme l’édition 2018 !

T.F. – Équipe Le Fil Rouge

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