CANADA : Amélie à l’assaut du grand nord 

CANADA : Amélie à l’assaut du grand nord Nelson Colombie Britannique
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Amélie a grandi dans un petit village du Loir et Cher en France. Un jour, sur fond de crise de la trentaine, un visa vacances travail en poche, elle plaque tout pour se lancer dans l’aventure canadienne. Aujourd’hui elle vit avec Cassidy, son mari canadien, dans une petite ville de montagne et se prépare doucement à l’idée de croiser des ours en rentrant chez elle après le travail !

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Amélie & son mari Cassidy

La fille aux mille jobs

Je m’appelle Amélie. J’ai 32 ans, je suis née à Tours et j’ai grandi dans un petit village de 200 habitants dans le Loir et Cher avant de rejoindre Pau, puis Bordeaux pour mes études universitaires. C’est dans cette ville que j’ai testé « mille jobs » comme dit ma meilleure amie ! En fait, après une licence de géographie, je me suis rendue compte que je ne savais pas vraiment ce que je faisais là.

J’étais perdue niveau avenir professionnel. Alors, j’ai travaillé dans un restaurant puis j’ai décidé de préparer un diplôme en alternance pour devenir « responsable de développement commercial. » Pendant trois ans j’ai travaillé comme assistante commerciale pour des traiteurs, puis je suis devenue chef de publicité pour la ville de Bordeaux ; mais vendre de la pub ce n’était pas franchement pour moi. Après un dernier contrat je suis partie au Canada avec un permis vacances travail en poche. Et tout a commencé !

Je ne connaissais pas ce type de visa avant qu’une amie m’en parle. J’ai tenté ma chance en 2014 sans succès puis, en 2015, je l’ai obtenu. Je voulais devenir bilingue et expérimenter une nouvelle culture. J’ai atteri au Québec au printemps 2016 : j’étais frileuse à l’idée de me lancer dans la partie anglophone. Finalement après quelques mois j’ai décidé de prendre la route pour l’ouest. Après une semaine de traversée en van avec une amie je suis arrivée à Nelson, une petite ville de Colombie Britannique.

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Dans les montagnes de Nelson

Nelson, la ville des hippies

Aujourd’hui, c’est là que je vis avec mon mari Cassidy qui est Canadien. Je travaille dans un café et suis vice-présidente de l’association francophone des Kootenays ouest. La région où je vis est anglophone mais la communauté francophone est très active. Je pense d’ailleurs reprendre mes études pour devenir professeur de français car ici, pays officiellement bilingue, la demande est très forte.

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La radio Kootenay

Nelson est une magnifique petite ville de 10.000 habitants perchée sur un flanc de montagne avec vue sur un lac. La ville est connue car beaucoup de déserteurs hippies de la guerre du Vietnam sont venus se réfugier dans les montagnes autour de Nelson, qui est à seulement trois heures des États-Unis.

On m’avait décrit Nelson, donc, comme la ville des hippies perchée sur la montagne… et c’est vrai ! Ici les habitants forment une communauté ; les gens sont tournés vers des médecines alternatives et attachent beaucoup d’importance à leur bien-être. Travailler est important mais faire des activités en plein air est essentiel. Bref la vie est agréable, tout comme le climat : nous avons un vrai été (il peut faire 40°C), un bel automne avec les arbres qui changent de couleur, un hiver avec de la neige partout évidemment, mais aussi un printemps bien marqué que tout le monde attend pour commencer à faire son jardin (c’est la période où les gens publient sur instagram les photos des premières fleurs qui poussent après la fonte des neiges !).

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L’hiver à Nelson

Sortir de sa zone de confort

Je suis heureuse d’avoir fait ce pas, j’aime avoir complètement changé de quotidien. Dans ce nouvel environnement, je me suis recentrée sur mon épanouissement personnel. Je pense que parfois on doit sortir de sa zone de confort pour comprendre qui on est vraiment et ce vers quoi on veut aller. J’ai moins peur de faire des nouvelles choses, d’entreprendre. J’aurais pu faire les choses que je fais ici, en France : comme la randonnée, mon investissement dans une association ; mais en France je m’étais enfermée dans un petit train-train et je ne laissais pas la place à l’aventure et aux prises de risque. J’ai peut-être juste fait une crise de la trentaine !

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Cassidy & Amélie en randonnée

Pourtant, malgré cette sérénité, certaines choses de chez moi me manquent. Ma famille et mes amis surtout. C’est le gros et douloureux revers de la médaille. Je suis heureuse de vivre là où je suis mais je dois faire huit heures de voiture pour aller à Vancouver pour prendre mon avion pour faire neuf heures de vol pour rejoindre Paris. J’aimerais me téléporter pour faire un repas de famille un dimanche midi … La proximité avec les autres pays d’Europe me manque aussi : j’aimais faire un aller-retour à Bruxelles sur une fin de semaine ou partir à Rome pendant un pont du mois de mai.

Et puis ce qui me manque aussi ce sont les villes à l’européenne. Une ville nord-américaine c’est un tableau excel : ce sont des blocs de rues, des lignes droites. Parfois j’aimerais retrouver des ruelles pavées, des places publiques avec des vieux cafés, visiter une vieille église dans un vieux village. Au début, j’étais complètement perdue dans Montréal ; je ne comprenais pas où étaient les centres de vie de la ville, j’ai compris qu’en en fait c’était une rue, un coin de rue mais qu’il n’y avait pas vraiment de place publique comme en France. C’est la manière dont je perçois les choses en tout cas…

Amélie Sauquet pour Le Fil Rouge

Amélie nous livre le récit de sa nouvelle vie au Canada. Pour retrouver la suite de ses aventures et découvrir son histoire d’amour avec Cassidy rendez-vous ici !

2 commentaires


  1. Tu nous manques aussi Améloche, mais tu es un modèle d’audace et de force ! Alors keep going !
    xxxReport

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  2. ahh melie que tu as eu raison de partir la bas! tu me manques ici ! hate de te revoir parmis nous 😉 eclates toi bien dans ta nouvelle vie , je te lierai avec plaisir regulierement 😉
    gros bisous a vous !Report

    Répondre

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