ISRAËL : Le Midburn festival, petit frère du Burning Man

ISRAËL : Le Midburn festival, petit frère du Burning Man
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Après AfrikaBurn en Afrique du Sud, Israël possède la seconde plus grande démonstration régionalisée du célèbre festival américain Burning Man. L’édition 2018 du festival a rassemblé plus de 12.000 personnes. Une première pour un événement artistique de cette nature au Moyen-Orient qui rappelle la force communautariste du peuple israélien.

Israël a sa propre version du festival déjanté Burning Man. Depuis 4 ans à présent, une version israélienne du Burning Man se tient dans le désert de Néguev, au sud du pays et porte le nom de Midburn.

Midburn est un nom bien trouvé pour ce festival puisqu’il est la contraction parfaite entre “Midbar” qui signifie en hébreu “désert” et “burn” qui fait bien entendu référence au Burning Man et à ses burners. C’est donc assez naturellement que les organisateurs du festival israélien en sont venus à trouver ce terme.

ISRAËL : Le Midburn festival, petit frère du Burning Man

En 2011, des burners israéliens rentrent enchantés de leur expérience au Burning Man et décident de tenter de l’implanter dans leur pays natal. La première version du festival se tiendra en 2014 et connaîtra tout de suite un succès retentissant qui imposera la tenue du festival chaque année. C’est désormais un rendez-vous annuel de 6 jours qui se tient entre mai et juin dans les hautes terres du désert de Néguev.

Un festival franchisé, premier du genre au Moyen-Orient

Comme le Burning Man, le Midburn est une ôde à l’art et à la liberté d’expression individuelle. À l’instar du célèbre festival Burning Man du Nevada, Midburn est guidé par une idéologie centrée sur l’expression de soi, la création, le travail d’équipe et la communauté. Respectant les principes de son grand frère américain, le petit frère israélien applique les mêmes règles de fabrique et la même structure en termes de production et de logistique que celles de la version originelle.

Dans les deux cas, les participants travaillent bénévolement à la création d’une ville éphémère qui accueillera les burners pendant 6 jours. Midburn propose des ateliers d’arts, des camps thématiques, des performances artistiques toutes organisées spontanément.

Comme pour Burning Man, Midburn est non lucratif et l’argent y est interdit. La seule chose qui peut s’acheter est la glace. Aucun fournisseur ni aucune publicité n’est tolérée. Le principe est le don et l’échange. Les festivaliers doivent venir avec leur propre nourriture, eau et matériel de camping…

Que ce soit en Amérique, en Afrique du Sud ou en Israël, chaque visiteur s’engage à respecter les 10 commandements du Burning Man en arrivant sur le MidBurn (responsabilité civique, effort communautaire, inclusion radicale,…). Bien entendu, la place laissée à la préservation de l’espace et de la nature dans ce festival est incontestable. Aussi chaque visiteur s’engage à nettoyer le site après le Midburn et à remettre en l’état l’espace tel que trouvé en arrivant.

ISRAËL : Le Midburn festival, petit frère du Burning Man
© Naty Guy‎

Midburn, une occasion pour Israël de rappeler sa force communautaire ?

Le MidBurn connaît une croissance tellement rapide qu’elle en est étonnante. La première édition de la version israélienne de Burning Man remonte à 2014 et rassemblait déjà 3.000 participants. A présent, 4 ans plus tard, nous en sommes à plus de 12.000 participants, ce qui est quasiment plus que la version sud-africaine qui a elle atteint les 13.000 participants au bout de la 10ème édition. Avec une telle vitesse de croisière, on peut s’attendre à 20.000 personnes en 2020. Pourquoi cela marche-t-il autant et aussi vite en Israël ?

Pour Marcus, porte-parole du mouvement MidBurn, c’était évident qu’une nation comme celle d’Israël, adopterait facilement les principes communautaires d’un festival comme Burning Man. “Nous avons déjà les commandements du festival en nous. Nous sommes un peuple qui s’entraide depuis toujours et qui sait vivre ensemble. Nous sommes doués pour rêver grand”. Il poursuit “le sens de la communauté en Israël est également sans précédent. Les Israéliens sont très habitués à l’idée de communauté et de travail d’équipe”.

Marcus va même jusqu’à comparer l’organisation logistique du festival à celle que l’on apprend à l’armée. “L’esprit du MidBurn continue d’habiter les participants après l’expérience, comme à l’armée. Ce n’est pas quelque chose que l’on va perdre subitement en retournant à sa vie d’avant. C’est formateur et ce qu’on y apprend et les gens que l’on rencontre, nous les gardons après”. Avec MidBurn, “nous voulons construire une communauté pour toute l’année, pas seulement pour Midburn; Midburn est une excuse” déclare Raviv, l’un des organisateurs. L’impact du festival sur la société israélienne n’a pas plus surpris que ça les organisateurs et les autorités. Tous semblaient s’attendre à une telle réceptivité du public et cela les a confortés dans l’idée qu’Israël était une terre d’accueil idéale à ce type de festival.

ISRAËL : Le Midburn festival, petit frère du Burning Man
© Corinna-Rosa Hacker‎

Mahé – Equipe Le Fil Rouge

Pour en savoir plus sur le Midburn festival, consultez leur site web

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