MADAGASCAR : A la découverte de la street food malgache

MADAGASCAR : A la découverte de la street food malgache
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La street food, ou cuisine de rue, est un excellent moyen pour découvrir les saveurs locales d’un pays. A chaque coin de rue, elle permet de se laisser emporter par la gastronomie du pays à petit prix. Madagascar ne fait pas exception à la règle.

La street food à Madagascar est une véritable institution. Elle s’installe sur les trottoirs, sur les étals des marchés, aux abords des parkings, ou tout simplement à bout de bras des marchands qui déambulent entre les voitures. Changeant également entre les différentes régions du pays, elle se découvre et se redécouvre aux quatre coins du pays.

Les Mofo dans tous leurs états

Mofo signifie « pain » et regroupe tout ce qui se cuisine à base de farine que ça soit le pain basique, les beignets ou des gâteaux.  Ainsi, nous pouvons trouver les mofo anana (beignet de brèdes), les mofo sakay (beignet de poivrons) et les variantes sucrée comme le menakely, le mofo bol, le balamboy (à base de farine de manioc) ou le mofo akondro (délicieux beignet de banane). Sans oublier, les incontournables de la street food malagasy, les mofo gasy et ramanonaka. Pour un mofo, il faut débourser pas plus de 200 ariary (5 cts d’euros !).

Comme les mofo ne viennent jamais seuls, ils s’accompagnent souvent par une petite tasse de café ou dite (de thé). Dans les rues, les vendeurs ambulants transportent un sac ingénieux regroupant tout le nécessaire pour sortir un café ou un thé chaud à la minute à même le trottoir. Ils versent le café dans une petite tasse, une cuillère de lait concentré, un peu de sucre, tout ça dans un habile coup de main. Le café minute coûtera lui aussi, pas plus que 200 ariary (5 ct d’euros).

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Mofo gasy © Charlotte Vaissaud

Le Koba

Le Koba est généralement la plus grande curiosité du visiteur étranger. Étrange mixture enroulé de feuilles de bananier, beaucoup se demande ce qui peut se cacher derrière. Pâte très sucrée à base d’arachide, le koba a une saveur très typique. Cuit longtemps sous terre, il se déguste en tranche, servi le plus souvent dans une feuille de journal.

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Koba © Charlotte Vaissaud

Pakopaka et brochettes

Le pakopako est une épaisse galette de farine qui s’accompagne régulièrement avec de l’achard carotte et tomate et se mange avec des brochettes de zébu. Typique des bords de mer de la ville de Majunga, le pakopako s’est exporté aujourd’hui un peu de partout dans le pays. Street food que l’on trouve surtout le soir, elle s’installe généralement dans les rues qui s’animent à la nuit tombée.

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Brochettes © Charlotte Vaissaud

La street food, gourmandise omniprésente

A cette liste pourrait se rajouter d’innombrables variétés de street food. A chaque coin de rue, un wok d’huile bouillante s’apprête à sortir un beignet tout chaud. Les odeurs s’envolent et retiennent l’attention des gourmands de passage.

Il faut dire qu’à Madagascar la cuisine de rue est omniprésente à tout moment de la journée. Elle se prête en guise de petit déjeuner, d’encas de la journée ou pour un repas minute. Même au milieu de la brousse, un petit étal proposera de quoi caler une petite faim.

Madagascar faisant partie des pays les plus pauvres au monde, la street food prend une place considérable dans le quotidien malagasy. Elle permet à la fois pour beaucoup de foyers d’avoir une source de revenu mais elle offre également une alternative de restauration à tout petit prix.

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Lasopy © Charlotte Vaissaud

Une soupe, dit lasopy, est toujours en train de chauffer dans de grosse marmite pour réchauffer les estomacs lors des journées d’hivers, des fatapera maintiennent au chaud des morceaux de manioc ou de patate douce de quoi remplir un estomac pendant quelques heures.

Alors que partout dans le monde, la street food devient un véritable effet de mode. A Madagascar, la cuisine de rue restera encore longtemps un moyen de survivre un jour de plus…

Charlotte Vaissaud – Equipe Le Fil Rouge

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