ZIMBABWE : Harare, une des pires villes du monde, vraiment?

harare entrée dans la ville
  • 60
    Shares

Créée ex nihilo à la fin du 19e siècle, Harare est la capitale du Zimbabwe. Héritage de la période coloniale, c’est une ville tirée au cordeau qui, du temps de la Rhodésie, a strictement séparé noirs et blancs. Depuis le début des années 2010 elle a plusieurs fois été classée parmi les pires villes du monde. Pourtant, elle est bien loin des clichés. Petite découverte en images.

harare

 

De Fort Salisbury à Harare

C’est en 1890 que Fort Salisbury est créée par les Britanniques : c’est le début d’une colonisation violente du Zimbabwe. La ville, nommée en hommage au premier ministre britannique, deviendra la capitale de la Rhodésie. Deux ans après l’indépendance du pays (intervenue en 1980) elle est rebaptisée Harare du nom d’un chef de l’ethnie shona majoritaire.

harare panneau

Elle s’élève à presque 1.500 mètres d’altitude, ce qui lui confère un climat plutôt frais (en moyenne 18 degrés dans l’année) : doudounes, bonnets en laine et mitaines sont bien appréciés de ses habitants ! De novembre à avril au moment de la saison des pluies, alors que les coupures de courant se font plus fréquentes, on sort sacs plastiques et autres cirés informes histoire de s’abriter tant bien que mal des orages parfois diluviens.

harare

 

Noirs et blancs, pauvres et riches

À l’origine la ville est aménagée pour séparer clairement les populations locales noires des colons blancs. Alors que les Européens vivaient plutôt dans les quartiers nord de la ville, les noirs vivaient dans des townships, quartiers à très haute densité au sud de la ville. Aujourd’hui la ségrégation raciale a laissé place à une ségrégation sociale. Entre les villas avec leur spacieux jardins et leurs arbres gigantesques, les centres commerciaux où se pressent les 4×4 flambant neufs ou toujours impeccables, les quartiers de Malborough, Avondale ou Borrowdale n’ont pas grand-chose à voir avec les townships du sud.

harare ville

A Mbare, quartier populaire éloigné de la ville centre, les maisons sont clairement plus petites et surtout les unes sur les autres. L’agitation est de mise : la foule marche, les combi (petits transports collectifs) rabattent les clients en zigzaguant et s’arrêtant sans prévenir, les petits étals informels fleurissent au bord des routes ou des ronds-points.

harare vendeur

Au centre de la ville, comme dans les villes anglo-saxonnes classiques, on trouve le centre administratif et commercial. Les pâtés de maison rectilignes sont séparés par de larges avenues qui font la part belle aux voitures et aux vendeurs informels qui essaient de vous vendre des cartes du pays, du crédit téléphonique, des balais ou tout ce dont vous pourriez avoir besoin sans même y avoir pensé ! Les immeubles d’inspiration coloniale côtoient quelques perles architecturales au style soviétique ou des tours modernes.

harare centre ville

harare

 

La ville jardin

Ce qui est probablement le plus impressionnant lorsque l’on se promène dans les rues d’Harare c’est la densité des arbres : le long des routes, dans les jardins, et bien sûr dans les différents parcs de la ville, les Harare Gardens, le jardin botanique ou encore la réserve boisée du Mukuvisi Woodlands, ils sont partout.

harare parc

Lorsque les jacarandas, les flamboyants ou les bougainvilliers sont en fleurs la ville semblent bien loin des pires villes du monde.

harare arbre en fleur

A.W. – Équipe Le Fil Rouge

Un commentaire


  1. Quelles belles photos !!!! Harare une introduction à ce beau pays , le Zimbabwe
    plein de ressources humaines ,et économiques
    par ses possibilités touristiques, paysages, faune touri et diversités agricoles qui pourront lui permettre un développement durable!!!

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *